jeudi 3 février 2011

Suspension du processus d’introduction en bourse de Tunisie Telecom

M. Sami Zaoui, secrétaire d'Etat chargé des Technologies de la communication, a déclaré, mercredi, que le processus d'introduction en bourse de l'opérateur public a été suspendu en attendant qu'une décision définitive soit prise, dans les jours à venir, avec le partenaire stratégique.

M. Zaoui, qui s'adressait à la presse, a ajouté que depuis le 14 janvier, l'accès au réseau Internet est libre à l'exception de certains sites touchant aux mœurs et ou incitant à la violence, annonçant une restructuration imminente de l'Agence Tunisienne d'Internet (ATI) en vue de l'adapter aux exigences de la concurrence en la matière.

Il a fait remarquer que dans l'optique de garantir une concurrence loyale entre les opérateurs publics et privés, il a été décidé le dynamiser le rôle de l'Instance nationale des télécommunications (INT) en tant que médiateur et régulateur.

En ce qui concerne Tunisiana, il a précisé que les 25 pc du capital de cet opérateur appartiennent actuellement à l'Etat lequel étudie divers scénarios pour régler, définitivement, cette question.

Concernant la création de l'emploi dans les régions intérieures, il a indiqué que ces dernières sont dotées de l'infrastructure requise pour lancer de projets dans les technologies de l'information et de la communication (TIC).

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(TAP)

mercredi 2 février 2011

Vers un soulèvement populaire général du monde arabe?

Vers un soulèvement populaire général du monde arabe?

L’éditorial de Jérome Bourbon, à lire intégralement dans le numéro en vente en kiosque le 4 février.

Après la Tunisie, l’Egypte. Où et quand s’arrêtera cette révolution populaire arabe?Les émeutes qui ont commencé il y a quelques semaines à Tunis et qui ont conduit à la fuite du président Ben Ali, après vingt-trois ans de règne sans partage, atteignent désormais l’Egypte. Le 1erfévrier deux millions de manifestants sont descendus dans les rues des villes pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis trente ans. Quelque 500 000 personnes se sont massées sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, à l’occasion de cette «marche du million» destinée à accentuer la pression sur le vieux raïs. Dans les différents cortèges les slogans hostiles à l’actuel président étaient légion : «Moubarak, réveille-toi, c’est ton dernier jour!», «Moubarak, pars en Arabie ou à Bahreïn!», «On ne veut pas de toi, on ne veut pas de toi!», «Révolution, Révolution jusqu’à la victoire», «Dehors Moubarak, ta tête va tomber», «Moubarak, lâche, agent des Etats-Unis!»…
Quelles sont les raisons qui expliquent l’ampleur et la soudaineté de tels mouvements populaires de Tunis au Caire? Les conditions économiques et sociales difficiles sont un facteur important, surtout d’ailleurs en Egypte où un grand nombre d’habitants vivent dans la misère et ne souffrent plus d’être (mal) dirigés par des hommes autoritaires, corrompus, usés car depuis plusieurs décennies au pouvoir et qui, eux, ont des trains de vie de nabab. Autre motif essentiel, l’hostilité à l’égard de régimes jugés pro-américains et pro-israéliens. Ce n’est pas un hasard si les Frères musulmans jouent un rôle très important dans l’insurrection populaire au Caire. L’Egypte de Moubarak est en effet l’allié objectif des Etats-Unis et d’Israël. Or, l’entité sioniste qui a déjà perdu la Turquie comme amie depuis l’affaire de la flottille ne peut accepter facilement que le pays des pharaons installe à sa tête un régime hostile. C’est sans doute la raison pour laquelle Moubarak semble actuellement plus soutenu par la communauté internationale que Ben Ali.

Les Etats-Unis et l’État hébreu craignent ces mouvements de rue dont ils ne savent pas sur quoi ils peuvent déboucher. C’est pourquoi ils essaient de les accompagner, de les neutraliser et de les récupérer. Ils ont lâché très vite le président tunisien Ben Ali qui a toutefois trouvé refuge en Arabie séoudite, allié de l’Oncle Sam. En Egypte le mouvement prend d’autant plus d’ampleur que l’armée qui y détient le pouvoir ne semble plus totalement aux ordres de Moubarak. Le 31janvier, au huitième jour d’une révolte ayant fait au moins 125 morts (l’ONU avançait le chiffre de 300 victimes), elle a jugé “légitimes” les revendications du peuple et s’est engagée à ne pas faire usage de la force contrairement à ce qui avait été fait les jours précédents. L’on pouvait voir le 1erfévrier cette scène surréaliste: des soldats, pour certains perchés sur des véhicules blindés constellés de graffiti anti-Moubarak, souriaient et opinaient tandis que la foule criait: «Le peuple et l’armée sont main dans la main.»
Pas plus qu’en Tunisie, le changement de gouvernement annoncé par le raïs égyptien n’a pour l’heure réussi à apaiser les mécontentements, non plus que son allocution télévisée mardi soir où il a affirmé sa volonté d’achever son mandat— qui expire en septembre— mais de ne pas en solliciter un nouveau. La veille, c’était le tout nouveau vice-président, Omar Souleimane, qui lançait un appel au dialogue avec toutes les forces politiques du pays. Mais pour l’instant en vain. «La révolution n’acceptera pas Omar Souleimane, même pour une période de transition. Nous voulons un nouveau dirigeant », déclarait ainsi Mohamed Saber, militant des Frères musulmans. L’opposant Mohamed ElBaradeï, rentré d’Autriche la semaine dernière, a demandé le 1erfévrier à Hosni Moubarak d’abandonner le pouvoir et de quitter l’Egypte, afin d’éviter un bain de sang. Le 2 février, l’armée appelait les manifestants à mettre fin à leurs actions mais actuellement le peuple égyptien semble résolu à ne rien céder. Le conflit n’est donc pas terminé et pourrait peut-être s’exporter dans d’autres pays arabes au grand dam de Washington et de Tel Aviv qui ont l’habitude dans cette région du monde d’avoir pour interlocuteurs de simples marionnettes. A moins que, comme souvent, ils ne finissent par retourner la situation à leur avantage
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Contestation : où en est le monde arabe ?

Par Caroline Vigoureux

Les dirigeants des pays arabes font face à la pression de la rue.

Les dirigeants des pays arabes font face à la pression de la rue. © Reuters

Alors que les manifestations se poursuivent en Egypte, Europe1.fr fait le point sur la situation dans les autres pays arabes.

Syrie : des appels à manifester sur Facebook. Le mouvement de contestation sans précèdent qui a touché la Tunisie, puis l'Egypte, semble se répandre dans les pays arabes. Un groupe Facebook, qui compte près de 8.000 personnes, a lancé un appel à manifester vendredi sous le slogan de "la Révolution syrienne 2011".

Objectif : dénoncer la "monocratie, la corruption et la tyrannie" en Syrie. Les manifestants entendent participer à "la première journée de la colère du peuple syrien et de rébellion civile dans toutes les villes syriennes". En attendant, le réseau social est toujours bloqué par les autorités syriennes mais les internautes parviennent à contourner la censure, via certains programmes.

Les contestataires dénoncent notamment la concentration des richesses du pays au sein des proches du président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000, en remplacement de son père décédé. Le régime syrien est considéré comme l’un des plus répressifs de la région.

Yémen : le président renonce à un nouveau mandat. Après 32 ans de pouvoir, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a annoncé mercredi qu’il renonçait à briguer un nouveau mandat. "Je ne vais pas faire preuve d'orgueil, et je vais présenter les concessions l'une après l'autre dans l'intérêt national", a-t-il promis, sur un ton qui se veut de plus en plus consensuel. Le chef de l'Etat a en outre annoncé le report des élections législatives prévues pour le 27 avril.

Ces annonces font suite à un important mouvement de contestation. Des milliers de Yéménites se sont rassemblés jeudi à Sanaa, à l'appel de l'opposition, pour réclamer le départ du chef de l'Etat dans ce pays le plus pauvre du monde arabe.

Jordanie : dans l’attente d’un nouveau gouvernement. Pour calmer la colère de la rue, qui réclame son départ, le roi Abdallah II de Jordanie a fait un geste, en limogeant mardi son Premier ministre. Mais cette décision a rapidement été critiquée par la puissante opposition islamique. Le Front de l'action islamique (FAI) s’est dit déçu du choix de Maarouf Bakhit et a demandé que ce dernier se retire.

Le FAI reproche au Premier ministre désigné d'être "impliqué dans les fraudes électorales municipales et législatives" en 2007 et "dans des affaires de corruption", lors de son mandat de Premier ministre, de 2005 à 2007.

Maarouf Bakhit a en tout cas entamé mercredi des consultations en vue de la formation de son gouvernement dont la composition pourrait être annoncée samedi ou dimanche.

Algérie : les appels à la grève se multiplient. Une série de grèves a débuté mardi en Algérie. Le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a appelé le personnel paramédical des hôpitaux et des polycliniques à observer une grève de deux jours pour faire pression sur le ministère de la Santé. Les personnels du ministère l'éducation prévoient de leur côté de se rassembler le 14 février pour réclamer notamment une augmentation de salaire. Les chômeurs organisent pour leur part un mouvement de protestation le 6 février devant le siège du ministère du Travail à Alger.

De son côté, l'opposition a appelé à une marche à Alger pour demander "le départ du système". En attendant, après la chute du régime tunisien, le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, continue d’observer un certain silence.

Tunisie: "la situation n'est pas encore stabilisée". Deux semaines après la chute du président Ben Ali, la tension reste vive en Tunisie. Mardi, le gouvernement de transition s’est réuni, pour aborder notamment la question de la sécurité dans le pays, où les incidents se multiplient. Selon le dernier bilan de l’ONU, les troubles qui ont fait chuter l’ancien président, au pouvoir depuis 30 ans, ont fait 219 morts et 510 blessés.

Le nouveau Premier ministre Mohammed Ghannouchi resté très contesté par la rue. Pendant cinq jours, des manifestants ont campé sous ses fenêtres malgré le couvre-feu. Selon une source gouvernementale, la levée du couvre-feu, en vigueur depuis le 13 janvier, reste pour l’heure peu probable car "la situation n'est pas encore stabilisée".

Désormais, le gouvernement doit faire face à une grogne de fonctionnaires de plusieurs ministères et aux revendications des policiers, un peu partout dans le pays
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Les Nouveaux Gouverneurs

Le ministre de l'intéreur Farhat Rajhi a annoncé que le président de la république par intérim Foued Mbazaa a nommé de nouveaux gouverneurs des différentes régions du pays :

  • Adel Belhassen : Gouverneur de Tunis
  • Nizar Kharbech : Gouverneur d’Ariana
  • Moncef Omrani : Gouverneur de la Mannouba
  • Kamel Charaabi : Gouverneur de Ben Arous
  • Mohamed Ali Jendoubi : Gouverneur de Bizerte
  • Hatem Hamzaoui : Gouverneur de Bejà
  • Bechir Kthiri : Gouverneur de Jendouba
  • Nejib Tlijéni : Gouverneur du Kef
  • Abdessatar Rabhi : Gouverneur de Seliana
  • Slah Eddine Ammouchi : Gouverneur de Kasserine
  • Khaled Younsi : Gouverneur de Sidi Bouzid
  • Mohamed Gouider : Gouverneur de Gafsa
  • Abdelhamid Ghanmi : Gouverneur de Tozeur
  • Badr Eddine Hbil : Gouverneur de Kebili
  • Youssef Haydri : Gouverneur de Tataouine
  • Hammadi Chtioui : Gouverneur de Mednine
  • Chokri Nassib : Gouverneur de Gabès
  • Chokri Belhassen : Gouverneur de Sfax
  • Abdejalili Belhassen : Gouverneur du Kairouan
  • Omar Jabberi : Gouverneur de Mehdia
  • Hichem Fourati : Gouverneur de Monsatir
  • Khemaïs Argoubi : Gouverneur de Sousse
  • Fathi Bdira : Gouverneur de Zaghouan
  • Ali Ben Malek : Gouverneur de Nabeul

Les nouveaux directeurs des Radios Publiques


Dans un communiqué publié mercredi 2 février 2011, la Direction de l'Établissement de Radio Nationale a annoncée les nominations suivantes :

  • Adel Chabchoub : Directeur de la Radio Nationale
  • Haythem Lasrem : Directeur de la Radio Jeunesse
  • Mounir Ben Mostfa : Directeur de RTCI
  • Khaled Ouaghleni : Directeur de Radio Culture
  • Ezzeddine Amri : Directeur de Radio Sfax
  • Zouheir Ben Ahmed : Directeur de Radio Monastir
  • Mohamed Maamri : Directeur de Radio Kef
  • Moncef Ouheïbi : Directeur de Radio Gafsa
  • Ameur Bou Azza : Directeur de Radio Tataouine