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lundi 21 février 2011

La France a-t-elle protégé des neveux de Ben Ali dans un trafic de yacht ?

Huit prévenus avaient été jugés à Ajajcio. Imed et Moez Trabelsi, ainsi qu’un autre ressortissant tunisien Naoufel Ben Mohamed el Habib n’avaient pas été cités par le parquet d’Ajaccio. Ils avaient été condamnés à des peines allant de six mois à deux ans de prison. (Photo Pierre-Antoine Fournil)

Des neveux de Ben Ali mis en examen dans une affaire de vols de yachts entre la Côte d'Azur et la Corse n'ont jamais été cités à comparaître : une nouvelle affaire tunisienne pour MAM, garde des Sceaux à l'époque ?

Impliqués dans un trafic de yachts de luxe entre la France et la Tunisie, Imed et Moez Trabelsi n'ont jamais été jugés en France. En septembre 2009, ces deux neveux de l'ancien président tunisien Ben Ali avaient pourtant été mis en examen par un juge d'instruction en Corse pour vol aggravé.

Pendant l'instruction, les deux hommes avaient été présentés comme les commanditaires des vols de bateaux. Renvoyés devant la justice, Imed et Moez Trabelsi n'ont bizarrement jamais été cités par le parquet.

« Le procureur a expliqué qu’au plus haut niveau des assurances avaient été données pour qu’une instruction soit menée en Tunisie et qu’ils soient jugés là-bas », affirme aujourd'hui Me Michel Mas, avocat d'un commerçant toulonnais condamné dans cette affaire.

"Le code de procédure pénale fait obligation de citer les prévenus"

Saisi de cet incident, le tribunal avait estimé dans le rendu de son jugement que le « parquet n’a pas fait citer ces prévenus (...) alors que le Code de procédure pénale lui en fait l’obligation ».

« Il y a un déni total du juge français et aucune indépendance du parquet », martèle l'avocat toulonnais.

A l'époque, Michèle Alliot-Marie n'était autre que la garde des Sceaux.

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nicematin

dimanche 20 février 2011

La fortune canadienne du Clan Ben Ali


Les avoirs de la famille Ben Ali au Canada sont estimés entre 10 et 20 millions de dollars rapporte Le Figaro. La Tunisie n’a toujours pas obtenu d’Ottawa le gel de la fortune des Ben Ali ni l’extradition de Belhassen Trabelsi, demandée depuis trois semaines précise le journal français. Le gouvernement canadien aurait besoin de davantage de preuves sur l’origine frauduleuse des fonds. Comme quoi au Canada, on peut être chef d’état et businessman sans que cela soit choquant...
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afrik

jeudi 17 février 2011

Tunisie : l’argent mal acquis des Trabelsi Ils se sont accaparé l’économie de tout un pays








Tourisme, Médias, finances, construction, télécommunications : l’entourage de l’ancien président Ben Ali, notamment les frères de son épouse Leila Trabelsi, a fait main basse sur des pans entiers de l’économie tunisienne. Un empire dont les fondations ont été ébranlées par la révolution tunisienne. L’ancien président et son épouse, aujourd’hui refugiés en Arabie Saoudite, et plusieurs de leurs proches sont aujourd’hui poursuivis par Interpol pour leurs biens mal acquis.

Un formidable pactole ! L’entourage familial de Zine El Abidine Ben Ali, notamment les frères de son épouse Leila Trabelsi, a constitué au fil des vingt-trois ans de règne du président déchu une vaste nébuleuse qui a infiltré toutes les sphères économiques du pays, allant des médias à la banque en passant par la grande distribution et le transport aérien. Une fortune estimée à 12 milliards d’euros, selon Le Figaro. Les membres de cette famille sont sous le coup d’un mandat international lancé par Interpol. L’ancien président et son épouse, aujourd’hui refugiés en Arabie Saoudite, sont poursuivis pour « acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers » et « transferts illicites de devises à l’étranger ». Huit de leurs proches sont également recherchés. De même, les avoirs de la plupart des membres de la famille ben Ali-Trabelsi ont été gelés dans plusieurs pays d’Europe.

mercredi 16 février 2011

Le consul de la Tunisie à Montréal perd son poste

Crise dans le monde arabe - Le consul de la Tunisie à Montréal perd son poste
Des manifestants Tunisiens ont marché dans les rues de Québec, après le départ du Président Zine El Abidine Ben Ali.
©Didier Debusschère / Journal de Québec

Longtemps associé au Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), ex-parti de l’ancien président tunisien Ben Ali, le consul de la Tunisie à Montréal, Imed Sassi, a perdu son poste en début de semaine.

«Oui. La passation a eu lieu [lundi]. C’est le consul adjoint, Lotfi Ghariani, qui va me remplacer», a confirmé M. Sassi, qui ne cachait pas une certaine «amertume».

D’après lui, les pressions des employés du ministère tunisien des Affaires étrangères ont eu raison de lui. «Je porte sur mon dos le poids du RCD. En plus, je ne suis pas diplomate de carrière. Au ministère, les gens estimaient que les personnes comme moi prenaient leurs places. Je suis victime de mon système, mais j’assume.»

Regrettant que la décision de le congédier ait été prise à quelques mois de la fin effective de sa mission – son détachement à Montréal se terminait au mois de juillet –, l’ex-consul a précisé qu’il rentrera en Tunisie d’ici «deux à trois semaines». Il ne croit pas pouvoir poursuivre une carrière de diplomate, mais espère réintégrer son poste d’enseignant en «électronique de puissance».

Le 26 janvier, Imed Sassi et Mouldi Sakri – ambassadeur de la Tunisie à Ottawa – avaient annoncé leur démission du RCD. Dans une lettre ouverte adressée à la communauté tunisienne, ils avaient assuré que «les démarches nécessaires ont été entreprises par l’ambassade auprès des autorités canadiennes compétentes pour geler et sauvegarder les biens meubles, immeubles, avoirs bancaires ou tous autres biens qui seraient détenus par le président déchu Ben Ali, sa femme, ainsi que les membres de leurs familles».

La question du gel des avoirs des proches de Ben Ali présents au Canada agite la Chambre des communes depuis quelques jours. Le Bloc québécois a posé des questions à ce sujet lundi et mardi. Le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon a laissé entendre, dans un premier temps, qu’aucune demande officielle n’avait été faite à Ottawa. Mardi, M. Cannon a expliqué avoir confondu les cas tunisien et égyptien. Il était probable que cette question rebondisse de nouveau au cours de la période des questions de mercredi après-midi.

Belhassen Trabelsi (beau-frère de l’ex-président Ben Ali) et sa famille se trouvent au Canada depuis le 20 janvier. La Tunisie réclame l’extradition de celui qui est souvent décrit comme «le parrain» de la famille mafieuse de l’ancien chef d’État.

Ben Ali/banques: 2,5 mds€ de prêts


Le montant total des prêts accordés par les banques aux entreprises des clans Ben Ali/Trabelsi est évalué à 2,5 milliards de dinars (1,3 mds euros), dont 430 millions (224 M euros) sans garantie de remboursement, a indiqué aujourd'hui la Banque centrale de Tunisie (BCT).

"Le secteur bancaire a financé 182 entreprises économiques des familles Ben Ali, Trabelsi et d'autres personnes qui leurs sont liées. Le financement est évalué à 2,5 milliards de dinar, soit 5% de l'ensemble des financements des secteurs bancaires du pays", a déclaré lors d'une conférence de presse le gouverneur de la BCT Mustapha Kamel Nabli.

"71% de ces financements sont récupérables, il y avait des garanties. Mais 430 millions de dinars représentent des crédits à risque, il n'y a pas de garantie" de les récupérer, a-t-il ajouté précisant que ces crédits avaient été alloués par des banques du secteur public et privé.

Sur les 2,5 mds de dinars, 1,3 mds ont été attribués pour lancer quatre projets: Tunisiana et Orange, dont les gendres de l'ancien président Sakher el-Materi et Marwan Mabrouk sont les principaux actionnaires, Ciments de Carthage et Tunisie Sucre, a ajouté le gouverneur.

Les familles et proches du président déchu le 14 janvier Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir pendant 23 ans, et de sa femme Leïla Trabelsi ont fait main basse sur les richesses du pays.

Au début du mois, l'Union européenne a gelé leurs avoirs et ceux de 46 de leur proches. D'autres pays ont fait de même comme la Suisse où le montant gelé s'élève à "des millions à deux chiffres" de francs suisses, selon ministère suisse des Affaires étrangères.

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lefigaro

jeudi 10 février 2011

Le FBI enquête sur d'éventuels biens de Ben Ali aux Etats-Unis

© AFP/Archives - Fethi Belaid
© AFP/Archives - Fethi Belaid

La police fédérale américaine a lancé une enquête préliminaire pour déterminer si l'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali possédait des biens aux Etats-Unis, a rapporté mercredi le Wall Street Journal.

Interrogé par l'AFP, le FBI n'a pas confirmé l'existence d'une telle enquête.

Citant "une source proche du dossier", le quotidien affirme que "le FBI cherche à savoir si M. Ben Ali possède des biens aux Etats-Unis ou bien a utilisé des institutions financières américaines pour transférer des fonds illégaux".

C'est à cette seule condition que les Etats-Unis pourraient avoir juridiction pour le poursuivre en justice, ajoute le journal.

Selon le Wall Street Journal, la police fédérale travaille en coopération avec une équipe du ministère américain de la Justice chargée de la lutte contre la corruption internationale.

Zine El Abidine Ben Ali a été renversé le 14 janvier après un mois de révolte populaire et 23 ans d'un pouvoir sans partage.

Interpol a lancé le 26 janvier une alerte mondiale à destination de ses 188 membres en vue d'obtenir sa localisation et son arrestation, ainsi que celles de six de ses proches.

Les autorités tunisiennes avaient annoncé le même jour avoir lancé un mandat d'arrêt international contre l'ancien président et son épouse Leïla Trabelsi pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers" et "transferts illicites de devises à l'étranger".

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lesechos.fr

Tunisie : Ben Ali a-t-il été poussé dans l'avion ou bien est-il parti de son plein gré ? Il y a deux versions.


Le président tunisien Ben Ali | REUTERS/© Jamal Saidi / Reuters

Deux versions un peu contradictoires sont parues dans la presse ces derniers jours, concernant le départ de l'ex-président Ben Ali le 14 janvier à 17h45 à l'aéroport de Tunis à bord de l'avion immatriculé BBJTS-100.

Tout d'abord le 6 janvier, dans Le Monde, la journaliste Isabelle Mandraud nous raconte le dernier vol du président déchu, d'après les révélations de certains membres de l'équipage du Boeing 737-700 immatriculé BBJTS-100, et d'un responsable au sol.

Ils étaient cinq à composer l'équipage de cet avion présidentiel : les deux pilotes, un mécanicien, une hôtesse et un steward. La direction de l'aviation civile a été prévenue qu'un plan de vol "pour entrainement" est déposé concernant cet appareil. Aucune indication n'a été donné sur l'identité d'éventuels passagers. C'est peu avant 17h que le personnel naviguant a été convoqué, dans le hanga qui abrite l'avion présidentiel sur la base militaire de l'Alouina, en face de l'aéroport de Tunis-Carthage.

Une Mercédès noire alors est arrivé dans laquelle se trouvait Monsieur Ben Ali, vêtu d'un costume bleu et d'une cravate rouge. Il était accompagné de sa femme, Meïla Trabelsi "pas maquillée" et de son jeune fils Mohamed.

Puis arrive une Porsche Cayenne grise dans laquelle se trouve Halima, l'une des fille du couple , accompagné de son fiancé. Ensuite arrivent trois employés du couple présidentiel, deux femmes et un homme. Tous les passsagers n'ont avec eux que quelques bagages, peu volumineux.

L'appareil est entouré d'un nombre important de membres de la garde républicaine suréquipés, parmi eux se trouve leur chef Ali Sériati, pendant que le plein de carburant est fait.

Soudain, d'autres Mercédès sont arrivé, avec à leur bord, une quinzaine de membres de la famille Trabelsi. Parmi lesquels se trouvait Mourad Trabelsi et sa famille, aisi que le chanteur Seïf Trabelsi, ils étaient armés. Mais les gardes du corps du président ne les ont pas laissé monter à bord, leur signifiant q''un autre avion était prévu pour eux.

Toujours selon les membres de l'équipage, Ben Ali serait allé dans le cockpit pour dire aux pilotes : "Nous allons à Djerba, une île tunisienne du Golfe de Gabès, c'est plus calme. Je vais monter avec eux parce qu'ils ont peur." a-t-il dit en désignant sa famille, "puis se reviendrai avec vous" .
Leîla Trabelsi se serait inquiété de savoir si l'avion avait bien reçu l'autorisation de décollé, ce qui a eu lieu à 17h45.

Un membre de l'équipage a indiqué que le président était très stressé. Au bout de quelques instants, il a demandé aux pilotes de faire route vers DJeddah en Arabie Saoudite, en ajoutant que si ils n'avaient pas assez de fuel, ils pouvaient se ravitailler en Lybie. Ben Ali aurait commenté une seule fois la situation insurectionnelle en Tunisie en accusant comme responsables les islamistes qui se seraien tinfiltrés dans la police.

L'avion est arrivé en Arabie Saoudite à 22h50 et s'est posé avec difficulté du fait d'une violente tempête de pluie qui s'était abattue sur Djeddah. L'ex-président a été accueilli par des dignitaires saoudiens que l'équipage ne connaissaient pas.

En regardant, dans les salons de l'aéroport, la chaîne Al-Jazira, l'équipage ont découvert ce qui se passait en Tunisie, il a décidé de repartir le plus vite possible, c'est-à-dire dès que le plein serait fait. L'avion a redécollé à 1h50. Quand l'équipage a attérri à 6h30, il a été remercié par l'armée d'avoir remené l'avion.

Mais une nouvelle version de cette "fuite" de l'ex-président tunisien est parue, hier hier 9 janvier, dans le journal Le Nouvel Observateur. D'après la journaliste Sara Daniel, des témoignages inédits, révèlent que le dictateur tunisien à été poussé à l'exil non seulement par l'armée mais aussi par sa femme.

Donc ce vendredi 14 janvier à 17heures, tandis que la révolte est de plus en plus importante dans les rues de Tunis, Ben Ali ne veut pas partir. Sur le tarmac il gémit, se tort les mains, et serre sa petite valise noire son seul bagage. Il est en chemise, il fait froid, il essaye de rebrousser chemin en direction de la Mercédès noire qui l'a déposé. Il supplie : "Laissez-moi, je ne veux pas y aller, je veux mourir dans mon pays." (...)

Alors le chef de la police politique, Ali Sériati, celui qui a accompagné pendant 30 années Ben Ali , le bouscule et l'oblige à gravir les marches de la passerelle en jurant : "Bordel de Dieu, tu vas monter !"

Le petit groupe composé ,du président, de sa femme Leïla, de son fils Mohamed de sa fille Halima et de son fiancé, du majordome qui a tenu à les accompagner et de deux employées de maison philippines, est entouré par des militaires. Alors sa "tendre épouse" le rudoie, exaspérée par ses jérémiades depuis qu'il a perdu le pouvoir : "Monte, imbécile, toute ma vie, il aura fallu que je supporte tes conneries !"

Seule sa fille aurait défendu son père, en menaçant de "tuer tout le monde" si on touchait à lui, mais sans résultat.

D'autres Mercédès, a bord desquelles étaient quinze autres membres de la famille Trabelsi, sont arrivées sur le tarmac. Ils ont été retenus dans les salons de l'aéroport, sous prétexte qu'un autre avion allait arrivé. Mais ensuite ils ont été arrêtés et emmenés par l'armée, parmi eux se trouvait Mourad Trabelsi, dont a annoncé plus tard son exécution par arme blanche par son personnel, alors qu'il était entre les mains de l'armée. On suppose que quelqu'un d'autre a été poignardé à sa place.

Toujours d'après Le Nouvel Observateur, jamais le président tunisien n'aurait accepté de décoller si Ali Sériati ne lui avait pas juré que son départ n'était que temporaire. Alors la journaliste pose la question suivante : Sériati et Leïla Trabelsi ont-ils cru sérieusement que le président ou sa femme pourraient revenir à la tête du pays ou savaient-ils déjà que leur sort était scellé ?


Pour ma part je m'interroge :

Quelle est la véritable version de la fuite de Ben Ali de Tunisie, est-ce la version du Monde qui rapporte que l'ex-président est parti de son plein gré, ou bien est-ce la version du Nouvel Observateur qui nous indique que c'est contre son gré et sous la pression du chef de la police politique qu'il a quitté son pays ?

Connaîtrons-nous un jour la vérité ? J'en doute, et vous qu'en pensez-vous ?

Sources : Le Monde, Le Nouvel Observateur,
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lepost.fr

lundi 7 février 2011

Tunisie: les sanctions de l'UE contre Ben Ali entrent en vigueur

Abidine Ben Ali

Les sanctions adoptées par l'Union européenne à l'encontre de responsables tunisiens, dont le président Zine El Abidine Ben Ali actuellement en exil, sont entrées lundi en vigueur après la publication de la liste des intéressés par le Journal officiel de l'UE.

Approuvées le 31 janvier par les chefs de diplomatie des 27 pays membres de l'Union européenne, les "mesures restrictive ciblées" prévoient, entre autres, "le gel des fonds et des ressources économiques de certaines personnes responsables de détournements de fonds revenant à l'État tunisien et de personnes qui leur sont associées".

La liste compte au total 48 personnes, y compris l'ex-président Bel Ali et son épouse.

Document 1 -Règlement (UE) no 101/2011 du Conseil du 4 février 2011 concernant des mesures restrictives à l’encontre de certaines personnes, entités et organismes au regard de la situation en Tunisie

Document 2 - Décision d’exécution 2011/79/PESC du Conseil du 4 février 2011 mettant en œuvre la décision 2011/72/PESC concernant des mesures restrictives à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Tunisie

Engagées en décembre 2010, des manifestations populaires contre les mauvaises conditions de vie, la corruption et le chômage en Tunisie ont débouché, le 14 janvier, sur la chute du pouvoir. Le président Ben Ali s'est réfugié en Arabie Saoudite. Arrivé à la tête de l'Etat, le premier ministre Mohammed Ghannouch a abandonné la magistrature suprême au profit du président du parlement, Fouad Mebazaa, nommé chef d'Etat par intérim.

La "révolution de jasmin" a fait plus de 80 morts et des centaines de blessés. Le préjudice matériel est évalué à 1,6 milliard d'euros.

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RIA Novosti