vendredi 4 février 2011

الأنظمة العربية القمعية بدأت تقدم التنازلات سعياً لتجنب سيناريو تونس ومصر بأي ثمن

Première rencontre franco-tunisienne à Paris après le soulèvement populaire


Ahmed Abderraouf Ounais le 2 février 2011 à Bruxelles
Ahmed Abderraouf Ounais le 2 février 2011 à Bruxelles Georges Gobet AFP/Archives

La France et la Tunisie post-Ben Ali cherchaient vendredi, lors d'une première rencontre bilatérale, à jeter de nouvelles bases à leur coopération et à dépasser les critiques et incompréhensions suscitées par la position française face à la révolution du jasmin.

Après plusieurs entretiens téléphoniques, la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, recevait son nouvel homologue tunisien, Ahmed Abderraouf Ounaï, pour un déjeuner de travail à Paris.

C'est la première rencontre entre ces deux responsables et elle survient en pleine polémique en France sur un voyage d'agrément lors des fêtes de fin d'année de la ministre française, effectué en Tunisie où avait débuté deux semaines auparavant puis la révolte contre l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali.

Après avoir reconnu une "sous-estimation" de la contestation, proposé une coopération policière à l'ancien régime peu avant qu'il ne s'effondre, Michèle Alliot-Marie a dû s'expliquer cette semaine sur l'utilisation pendant ces vacances d'un avion privé appartenant à un Tunisien, présenté comme lié au clan Ben Ali. Fragilisée, elle a rejeté toute démission, réclamée par l'opposition.

L'accord d'Ahmed Abderraouf Ounaïs pour un déjeuner ce vendredi, deux jours après avoir été à Bruxelles à la rencontre de l'Union européenne, est présenté par le ministère français des Affaires étrangères comme "un signal très fort et très positif à l'égard de la France".

Ce déjeuner "permettra d'aborder la situation en Tunisie, que la France suit très attentivement et avec beaucoup de sympathie et de respect pour la transition menée par les Tunisiens", fait valoir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

Michèle Alliot-Marie "fera part à son homologue tunisien des travaux" menés en France pour "donner un nouvel élan" à la coopération bilatérale, a-t-il ajouté sans autre précision.

La Tunisie attend pour sa part de l'ancienne puissance tutélaire "que la France, premier partenaire commercial, réaffirme haut et fort son soutien aux autorités de transition", selon une source proche du ministère tunisien des Affaires étrangères.

"On a tourné la page du régime Ben Ali et on veut construire une autre Tunisie", a-t-on ajouté de même source, en indiquant que Tunis attend aussi que "Paris use de son influence au sein de l'Union européenne pour faire progresser rapidement le dossier sur le statut avancé".

Ce statut privilégié dans les relations avec l'Union européenne permet un traitement douanier préférentiel pour les échanges et une libéralisation des visas.

En Tunisie, les controverses qui entourent depuis plus de trois semaines les interventions sur le sujet de Michèle Alliot-Marie sont jugées révélatrices d'un malaise avec la France, accusée d'avoir fermé les yeux jusqu'au bout sur le régime Ben Ali.

Les médias tunisiens ont parlé de "grande maladresse" et d'"erreur" de la France, dont les liens étroits avec Zine Ben Ali, longtemps entretenus par la classe politique française, ont été maintes fois soulignés.

Rappelé le 26 janvier, l'ambassadeur de France à Tunis Pierre Ménat, remplacé par un spécialiste des situations de crise, Boris Boillon, jusque-là en poste en Irak, a fait les frais des erreurs d'appréciation de la diplomatie française sur la révolution tunisienne.

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ladepeche.fr

Avec Paris, les Tunisiens tournent la page

Des Tunisiens lisent la presse du jour, mercredi dernier, à Tunis. Crédits photo: BELAID/AFP.
Des Tunisiens lisent la presse du jour, mercredi dernier, à Tunis. Crédits photo: BELAID/AFP.

Les ressentiments envers la France passent au second plan.

De notre envoyé spécial à Tunis.

Avenue Bourguiba, le passé n'intéresse plus grand monde. Ali, l'un des jeunes qui manifestent quotidiennement devant le ministère de l'Intérieur, ancien siège de la répression, ne se passionne guère pour l'envoi de grenades lacrymogènes par la France ou les vacances de Michèle Alliot-Marie. «On n'est plus une colonie. Ce qui nous intéresse, c'est nous, notre avenir, ma démocratie», dit Ali, diplômé chômeur de 22 ans. Interrogé sur la polémique, le nouveau secrétaire d'État chargé des Technologies de la communication, Sami Zaoui, qui a passé quelques années en France dans un gros cabinet de consultants, tient à relativiser une situation «compliquée». Il confirme que l'homme d'affaires Aziz Miled, hôte de MAM dans son jet privé, a bien été spolié par le clan Ben Ali: «Il avait une belle compagnie, et il a été obligé de s'associer à une compagnie privée naissante liée à la famille.»

Le gouvernement de transition «veut jouer l'apaisement» et préfère regarder vers l'avenir, assure-t-il, même si, à titre personnel, il «n'oublie pas le passé». Pour lui, «la France reste un partenaire essentiel. Il y aura continuité de l'État. Les accords économiques seront respectés. Seuls des contrats extérieurs extrêmement déséquilibrés, si nous en découvrons, pourront être remis en cause.» Sur le plan politique, la Tunisie nouvelle se sent proche de la France et «de son système de valeurs fondé sur les droits de l'homme», ajoute-t-il.

«Deuxième indépendance»

Les ressentiments passent aussi au second plan chez les intellectuels juristes, journalistes, écrivains, fiers de parler désormais d'égal à égal avec Paris. «La démocratie est une demande interne à notre société. Plus personne ne peut nous dire que la démocratie est une idée occidentale. À partir de janvier 2011, c'est une idée tunisienne», s'exclame, dans une interview au quotidien La Presse, le président de la commission de la ré­forme politique, Iyadh Ben Achour. «L'époque où Jacques Chirac pouvait affirmer que le premier droit de l'homme était de manger et où Dominique Strauss-Kahn vantait le modèle économique tunisien» provoque regret et commisération chez Sadok Belaïd, recteur de l'Université libre de Tunis.

«Les dirigeants français regardaient toujours la Tunisie comme une dépendance», dit cet ancien doyen de la faculté de droit, attristé par toutes ces années où «la France n'a pas répondu à l'appel» et où «elle a donné l'impression de croire sincèrement les affirmations du régime alors qu'elle avait tous les moyens de savoir qu'il était fondé sur l'arbitraire mafieux et la torture ». Pour Sadok Belaïd, l'indulgence française a commencé avec la vision du régime Ben Ali comme «rempart contre l'isla­misme».­ Elle est devenue incompréhensible, selon lui, quand Paris a fermé les yeux sur «la persécution des démocrates par une police criminalisée» et la «répression sanglante des mouvements sociaux». La dernière période du régime, «paroxysme de tyrannie et de frénésie mafieuse», n'a toujours pas sus­cité de réprobation, se désole le professeur, qui accuse le «verrouillage de la communication», en Tunisie comme en France.

Révolution autocentrée

Zohra Abid, rédactrice en chef du blog économique Kapitalis, dénonce comme de nombreux autres observateurs l'action de la toute-puissante Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE) et de son réseau de «personnalités étrangères» chargées de «relayer la propagande “benalienne” dans leur pays».

Ce système disparu n'intéresse plus aujourd'hui que la commission contre la corruption, qui vient de commencer son travail. Les Tunisiens veulent entretenir une «relation adulte» avec la France. «Nous vivons une deuxième indépendance, dit le journaliste Samy Ghorbal. Ce changement, les Tunisiens l'ont réalisé seuls. C'est une révolution autocentrée. Bien entendu, nous ne serons pas indifférents vis-à-vis de l'étranger. Ils seront contents si leur émergence démocratique est accompagnée par leurs amis français ou américains. Mais ils ont appris à ne compter que sur leurs propres forces.»

Pour le professeur Belaïd, les deux peuples ont toujours un avenir commun: «Les familles tunisiennes qui font des sacrifices pour l'éducation de leurs enfants seront toujours ravies de les voir s'ouvrir à la culture française.» Quant aux deux pays, Sadok Belaïd rêve de les voir constituer le noyau d'un nouvel ensemble, une union progressive des États du «sud de l'Europe» et de ceux du sud de la Méditerranée, modelé sur l'Union européenne

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lefigaro.fr

Tunisie : Le secrétaire d’Etat, Ammar 404, et la 3G

M. Sami Zaoui, le nouveau secrétaire d’Etat chargé des technologies de la communication évoque les nouvelles règles de la censure sur le Net, les licences 3G à accorder aux opérateurs qui en sont encore privés. Et c’est le deuxième membre du gouvernement tunisien à s’activer sur twitter.

M. Sami Zaoui, secrétaire d’Etat chargé des technologies de la communication auprès du ministre de l’industrie et des technologies a tenu le mercredi 2 février dernier une réunion avec quelques journalistes. Et pour le coup, le responsable a tenu à répondre à toutes les questions.

En premier lieu et malgré son rattachement au ministère de l’industrie et de la technologie, M. Zaoui a insisté sur l’autonomie dont dispose le secrétariat, notamment au niveau de la communication. Il avoue toutefois que la com en question n’a pas toujours été maîtrisée, notamment quand le secrétariat a abordé les nouvelles règles de la censure du Net en Tunisie. Il promet toutefois que le secrétariat va communiquer plus efficacement afin d’éviter les quiproquos.

Mais pourquoi le ministère des TIC a été réduit à un simple secrétariat ? «Moi je connais bien le secteur de l’industrie et je peux vous assurer qu’il existe beaucoup de points en communs entre l’industrie et les TIC», répond cet ex président de l’ATUGE, une association qui regroupe les plus grand acteurs de l’économie tunisienne.

La com du gouvernement sur twitter

M. Zaoui a été le deuxième membre du gouvernement à rejoindre le réseau de micro blogging twitter. Il a ainsi rejoint Slim Amamou, secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports, et il y communique parfois l’activité de sa journée, de ses réunions, ainsi que les dernières décisions qui émanent de son secrétariat. On se souviendra notamment de sa décision diffusée sur son compte twitter concernant la libéralisation d’octroi des patentes pour l’ouverture des Publinets.

«Nous avons senti que Slim Amamou était très présent dans les décisions de votre secrétariat», avons-nous déclaré à M. Zaoui. Ce dernier nous répond alors que c’est plutôt la communauté de twitter qui a associé Slim Amamou à Sami Zaoui en les citant tous les deux dans leurs tweets. «Mais en réalité, Slim n’est intervenu que sur quelques ‘’dossiers’’ TIC, notamment au sujet de la levée de la censure» précise M. Zaoui.

La censure ? C’est une affaire de justice

Evoquant le sujet de la censure, M. Zaoui a insisté sur le fait qu’Ammar 404 (appellation populaire donnée au censeur du Net en Tunisie) n’exerce plus aucun pouvoir. «Notre principe de base : Internet est libre. Mais par rapport à ça il y a des règles. Et ces règles ne seront plus définies par une administration, mais par la justice tunisienne».

«Il nous manque une loi internet en Tunisie», poursuit-il. «Le gouvernement de transition ne peut pas la créer. Il nous faudra une année au minimum pour la mettre en place. Actuellement, nous avons un vide juridique sur cette question. Mais ça relèvera du travail du prochain parlement après les élections. De mon côté, je ne compte pas rester dans le gouvernement après les élections», précise-t-il aux journalistes.

3G pour tous les opérateurs en 2011

M. Sami Zaoui a également évoqué les 25% du capital de Tunisiana vendu par Qtel à Sakher El Matri, gendre du président déchu et en fuite depuis la Révolution. «Aujourd’hui, elles (les parts de Sakher, ndlr) appartiennent à l’Etat tunisien et c’est une mesure conservatoire». M. Zaoui n’a pas par contre voulu se prononcer sur le devenir de ces parts. Tunisiana va-t-elle être nationalisée ? Où ces parts vont être tout simplement introduites en bourse tunisienne ? «C’est une décision stratégique et il faut que l’Etat tunisien étudie tous les scenarios».

Concernant la 3G, M. Zaoui a laissé entendre que Tunisiana aura sa licence d’ici la fin de 2011 et Tunisie Telecom aura le feu vert pour sa commercialisation dès la fin de l’exclusivité d’Orange sur cette technologie. «L’année d’exclusivité d’Orange sur la 3G se terminera le 31 mars 2011», précise-t-il.

A propos de l’introduction en bourse de Tunisie Telecom, M. Zaoui déclare que l’Etat tunisien et Tecom décideront de la date d’introduction en bourse et qu’elle sera probablement prise cette semaine.

Mais quid du budget colossal qu’accorde l’Etat tunisien à Microsoft concernant les licences des logiciels utilisés dans les administrations tunisiennes, le nouveau gouvernement va-t-il se libérer de cette contrainte et accorder plus de place à l’Open Source ? M. Zaoui répond : «Le contrat avec Microsoft a été signé en 2007 et il se termine en 2011. L’utilisation de l’Open Source va être bien évidemment étudiée».

Welid Naffati

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http://www.tekiano.com

jeudi 3 février 2011

بمقابلة تلفزيونية.. "مبارك: لا أبالي بما يقوله الناس عني"

وقال إنه يرغب بالرحيل فوراً لكنه يخشى على مصر
وقال إنه يرغب بالرحيل فوراً لكنه يخشى على مصر

القاهرة، مصر (CNN) -- قال الرئيس المصري حسني مبارك، الذي يواجه نظامه اضطرابات واسعة مذن نحو عشرة أيام، في مقابلة مع محطة تلفزة أمريكية إنه يرغب بالرحيل لكنه لا يستطيع خشية حدوث فوضى في البلاد.

وقال مبارك في مقابلة أجرته معه قناة "إيه بي سي" ABC الأمريكية الخميس، إنه يرغب في الحيل فوراً ولكنه لا يريد أن يعرض البلاد إلى الفوضى.

وأوضح قائلاً في المقابلة التي أجريت في قصر يحظى بحراسة أمنية مشددة للغاية، حيث يقيم الرئيس المصري مع أفراد عائلته: "لا أبالي بما يقوله الناس عني.. كل ما يعنيني حالياً بلدي.. مصر هي التي تهمني."

واضاف أن العنف الذي يعصف بالقاهرة يحزنه، وقال: "حزنت لما حدث في ميدان التحرير بالأمس (الأربعاء) ولا أرغب أن أرى المصريين يقتتلون فيما بينهم."

وفي الأثناء، وصف المتحدث باسم الخارجية الأمريكية، فيليب كراولي العنف الذي هزّ القاهرة الأربعاء بأنه "يوم سيء لمصر"، مضيفاً أن الجيش المصري استجاب للأوضاع بطريقة مختلفة اليوم (الخميس) عمن استجابته للتطورات أمس.

من ناحية ثانية، أكد نائب الرئيس المصري، عمر سليمان، الخميس، إن مبارك وابنه جمال لن يترشحا للانتخابات الرئاسية المقبلة التي ستجري في سبتمبر/أيلول المقبل.

وقد اعلن الرئيس المصري في خطاب ألقاه الثلاثاء عدم نيته الترشح للرئاسة، لكن تصريحات سليمان تعد الأولى من مسؤول مصري بشأن عدم ترشح جمال مبارك.

وقال سليمان إن الرئيس مبارك "رجل صادق وملتزم،" بتنفيذ وعوده بشأن عدم الترشح، والمضي قدما في الإصلاحات السياسية، التي ستتضمن حل البرمان بعد إقرار تعديلا الدستور اللازمة.(التفاصيل)

أما رئيس الحكومة المصرية، أحمد شفيق، فقد أن كلمة "الآن" التي يستخدمها البعض في الخارج والداخل فيما يتعلق بانتقال السلطة "فيها استخفاف بنا وبقيمنا وتقاليدنا."

وتطرق شفيق إلى المواجهات التي جرت بين موالين للرئيس مبارك ومعارضين له في ميدان التحرير، وقال إن خطاب مبارك حظي بتعاطف، فاندفع الناس في الشوارع في مسيرات.

وتابع: "كانت المسيرات تنطلق بشكل حضاري وفق أكبر الديمقراطيات في العالم، فالكل في موقعه بشكل مشرف، وكنا نفخر بما يجري لأنه مشرف."

وأضاف: "ولكن عند الظهيرة حصل ما لم يكن بالحسبان، إذ تقدمت مجموعات لا يمكن لي حتى الآن تخيل كيفية دخولها ووصولها إلى المكان، وما إذا كان قد رتب لها أم خرجت بشكل تلقائي."

وتابع: "هذه المجموعة دخلت وحصل احتكاك، وهو أمر طبيعي، لكن كان هناك الكثير من الشباب وحماسهم متدفق، وحصلت اشتباكات وتصاعدت الأمور، ويبدو أنهم كانوا يحملون وسائل للضرب، مثل الخناجر، وقد أدت الدماء لإذكاء الفتنة، وهذا منظر سيظل يبكي قلوب المصريين لفترة طويلة جداً، لم يكن في الحسبان أن يصور ميدان التحرير وكأننا في معركة حربية، وخلاصة الأمر أن الموضوع أدى لليلة دامية وجرح عميق بين الجانبين.

وأكد شفيق قائلا: "أتعهد أمامكم بأن الموضوع لن يمر، مضيفاً "وقد اعتذرت في كل القنوات بصفتي الرجل الذي يقدر المسؤولية."