jeudi 3 février 2011

La France qui donne des Leçons aux autres . . . !!!

Gendarmes d'Anduze


© ZIMPROD

Une enquête a été ouverte sur la vidéo montrant un gendarme gazant des manifestants calmes.

La gendarmerie se serait bien passée de cette vidéo, qui suscite un malaise grandissant, tant sur internet qu’au sein de l’institution. Déjà visionné 100.000 fois, ce document montre un gradé de la gendarmerie faisant usage de gaz lacrymogène contre des manifestants apparemment inoffensifs à Anduze, dans le Gard.

Les faits remontent au 21 janvier dernier en gare d'Anduze, dans les Cévennes. Des manifestants et des élus ont organisé un sit-in sur les voies du chemin de fer d’un train touristique régional, afin de protester contre une réorganisation locale de communes.

Alors que les manifestants semblent pacifiques, un commandant chef d'escadron prend l’initiative de gazer les manifestants.

Cette manifestation et les débordements qui ont suivi "avaient soulevé une vive émotion dans les Cévennes, tant du côté des partis politiques que des associations", rapporte le quotidien régional Midi Libre .

Une enquête ouverte

Une "enquête de commandement" va être ouverte par la gendarmerie, a-t-on annoncé jeudi. Le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), le général Jacques Mignaux, est à l'origine de cette démarche.

De source proche de la DGGN, on assurait mercredi soir que la vidéo était "sans aucun doute parcellaire" et que la "manifestation n'était pas aussi pacifiste que l'on peut le penser.

Des gendarmes expriment leur honte

Plusieurs blogs et sites de gendarmes, pourtant tenus à un strict devoir de réserve, témoignent néanmoins de l’embarras. Le forum Gendarmes et citoyens a même mis en place un débat intitulé “Si c'est vrai j'aurais honte d'être ce gendarme“. “Encore un acte où certains citoyens honnêtes qui nous appréciaient vont retourner leur veste, et à juste cause !! C'est tout simplement honteux !!!“, déplore ainsi Kratos.

“Tout ce qui ne devait pas être fait a été fait ! Le maintient de l'ordre est un métier, et on s'aperçoit qu'il y a un certain manque de sang froid. Je crois qu'un stage à Saint Astier s'impose!!!“ estime pour sa part Spiderman 61, en faisant référence au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie .

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Les belles adresses des Ben Ali en France

Le Monde a enquêté sur les multiples biens attribués aux Ben Ali et à leurs alliés, notamment en recherchant leurs traces dans les documents cadastraux et commerciaux.

Le plus difficile restera alors à faire pour les policiers de l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), chargés de l'enquête : apporter, le cas échéant, la preuve que les financements de l'acquisition de ces immeubles proviennent d'un "détournement de fonds publics" tunisiens. Pour l'heure, la plainte des ONG suppose seulement que la fortune amassée par Ben Ali "ne serait pas le fruit des seuls salaires et émoluments perçus (...) en qualité de président de la Tunisie".

Comme le souligne Me William Bourdon, président de Sherpa, l'une des organisations plaignantes, les manifestants tunisiens eux-mêmes ont fait de la restitution des biens mal acquis "une revendication centrale". A la différence des pays d'Afrique subsaharienne où les régimes accusés de prédation (Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale), dans une autre procédure judiciaire ouverte à Paris, restent en place et n'ont nulle volonté de faciliter pareilles investigations, la Tunisie nouvelle devrait aider à apporter la preuve des détournements.

L'ambassade tunisienne à Paris. Situé rue Barbet-de-Jouy, au coeur du très chic 7e arrondissement, l'élégant hôtel particulier de la Tour-du-Pin n'a pas été "vendu" par les Ben Ali comme l'affirme la rumeur. Il demeure la propriété de l'Etat tunisien, assure un récent communiqué officiel. Sa privatisation semble avoir été plus insidieuse.

En 2006, l'ambassadeur, dont la résidence se trouvait sur place, a été prié de déménager afin que ses appartements (600 m2 selon certaines sources) puissent accueillir les familles du président et de son épouse, Leïla Ben Ali-Trabelsi, pendant leurs séjours parisiens. Mais les travaux de rénovation entrepris semblent avoir été si ambitieux qu'ils ne sont toujours pas achevés. "Le bâtiment n'a donc été habité par personne" depuis mars 2006, assure-t-on aujourd'hui à l'ambassade.

Vacances à Saint-Tropez et à Courchevel. La chronique mondaine de la Côte d'Azur ne garde la trace que de locations. Durant l'été 2008, les Ben Ali ont passé des vacances à Saint-Tropez dans une villa louée par l'un de leurs gendres, Sakher El-Materi. Selon des opposants, ce séjour aurait été facturé 18 000 euros, sans compter les personnels chargés de la sécurité et de l'intendance, les limousines et les allers-retours en Tunisie par jet présidentiel. Une photographie de Leïla Ben Ali-Trabelsi jouant avec deux enfants, publiée dans Paris Match du 27 janvier, a pour cadre une maison de Saint-Tropez. Une autre la représente descendant en manteau de fourrure de l'avion présidentiel sur l'aéroport de Courchevel.

17, rue Le Sueur (Paris 16e). Cet hôtel particulier de quatre niveaux est la propriété d'une société civile immobilière (SCI) créée en avril 2010 baptisée Nes, diminutif de Nesrine Ben Ali, 24 ans, fille de l'ancien président et de Leïla Trabelsi. Le prix du mètre carré dans cette artère qui donne sur l'avenue Foch atteint environ 9 000 euros. La jeune femme est associée dans cette SCI à son époux, Sakher El-Materi, 29 ans.

Ce dernier, souvent qualifié de "gendre préféré" et élu député en 2009, était présenté comme un dauphin possible de Ben Ali. Il est le fils de Moncef El-Materi, un officier auteur d'un putsch manqué contre Bourguiba en 1962. La fortune de Sakher est liée à la privatisation de la Banque du Sud, une opération qualifiée de "délit d'initié" par un témoin cité en 2009 par Le Monde. A la tête d'un empire baptisé Princesse Holding, il contrôlait notamment la banque islamique Zitouna et la radio du même nom. Présent dans l'automobile et le tourisme, il était aussi entré récemment dans le capital de l'opérateur de téléphonie mobile Tunisiana.

16, rue d'Odessa (Paris 14e). Deux appartements, au coeur de Montparnasse, sont la propriété de la SCI Sadryna fondée en 2007, dont le gérant est Tahar El-Materi, 78 ans, président du groupe pharmaceutique Adwia. Tahal El-Materi est le frère de Moncef El-Materi qui fut président honoraire de Nestlé-Tunisie jusqu'au renversement de Ben Ali. Lui-même est le père de Sakher, propriétaire du 17, rue Le Sueur.

18, rue de Galilée et 16, place des Etats-Unis (Paris 16e). Non loin de la place de l'Etoile, la SCI MA Meunier possède le premier appartement tandis que Florus est propriétaire du second. Les deux SCI, créées respectivement en 1999 et 2005, sont gérées par les frères Mohamed Ali, 45 ans, et Ismail Mabrouk, 44 ans, dont un autre frère, Marwan, a épousé Cyrine Ben Ali, née du premier mariage de l'ex-président. Héritiers d'un gros industriel, les trois frères sont à la tête d'un empire qui se déploie dans la distribution alimentaire (Monoprix et Géant), la banque (BIAT) et l'automobile. Marwan Mabrouk détient 51 % d'Orange-Tunisie créée en mai 2010 en partenariat avec Orange-France.

86, avenue Raymond-Poincaré (Paris 16e). Classé "nettement somptueux" par le cadastre, cet appartement est détenu par la SCI MNM fondée en 2009 et gérée par Moncef Mzabi, 62 ans, et son épouse. Proche de l'ancien régime, M. Mzabi possède la concession exclusive des automobiles Renault et Nissan en Tunisie, et il est actionnaire de plusieurs banques.

44, avenue Kléber (Paris 16e). A deux pas de l'Etoile, cet appartement est détenu par une SCI créée en 2007 et dont les gérants sont Slim Chiboub, 52 ans, et son épouse, Dorsaf, fille issue du premier mariage de Ben Ali. Cet ancien joueur de basket, qui préside le Comité olympique tunisien, est propriétaire en France d'une écurie de chevaux de course classée sixième au palmarès national des propriétaires 2011 de France Galop, association organisatrice des courses en France. En 2007, Slim Chiboub a acquis l'exceptionnel pur-sang arabe Dahess, moyennant une enchère record de 1 050 000 euros.

Philippe Bernard
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استئناف العمل بنظام الحصتين

Image تعلم الوزارة الأولى في بلاغ صادر اليوم الخميس، أن العمل بنظام الحصتين بالنسبة إلى المصالح الخارجية للوزارات والجماعات المحلية والمؤسسات العمومية ذات الصيغة الإدارية يستأنف ابتداء من يوم الاثنين 7 فيفري 2011 على النحو التالي:

// أيام الاثنين والثلاثاء والاربعاء والخميس /حصتان/

-صباحا: من الساعة الثامنة والصنف /س 8 و30 د/ إلى الساعة الواحدة /س 13/ بعد الزوال.

-مساء : من الساعة الثالثة /س 15/ ظهرا إلى الساعة السادسة إلا الربع /س 17 و45 د/

// يوما الجمعة والسبت /حصة واحدة/ من الساعة الثامنة والنصف /س 8 و30 د/ صباحا إلى الساعة الواحدة والصنف /س 13 و30 د/ بعد الزوال.

وذكر البلاغ بأن توقيت العمل بمصالح الإدارات المركزية

بولايات تونس الكبرى يكون على النحو التالي//

// أيام الإثنين والثلاثاء والاربعاء والخميس /حصتان/

-صباحا: من الساعة التاسعة صباحا /س 9/ إلى الساعة الواحدة /س 13/ بعد الزوال.

-مساء : من الساعة الثانية والنصف /س 14 و30 د/ ظهرا إلى الساعة السادسة إلا الربع /س 17 و45 د/

يوما الجمعة والسبت : /حصة واحدة/ من الساعة التاسعة /س 9/ صباحا إلى الساعة الثانية /س 14/ بعد الزوال.

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TAP

Tunisie : les approximations de Michèle Alliot-Marie

Michèle Alliot-Marie en août 2010.

Michèle Alliot-Marie en août 2010.AFP/LOIC VENANCE

Michèle Alliot-Marie a choisi de faire front. Isolée, au cœur d'une série de polémiques autour de la Tunisie, la ministre des affaires étrangères s'est exprimée, mercredi 2 février, sur les plateaux de télévision pour se défendre. Quitte à commettre quelques approximations.

Déjà sur la sellette pour avoir proposé d'offrir à l'Etat tunisien le "savoir-faire français en matière de maintien de l'ordre", quelques jours avant la chute de Ben Ali, Mme Alliot-Marie a été épinglée par Le Canard enchaîné. L'hebdomadaire satirique a révélé qu'elle avait, ainsi que son compagnon, Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, profité, entre Noël et le jour de l'an, du jet privé d'Aziz Miled, riche homme d'affaires tunisien, pour un trajet entre Hammamet et Tabarka.

DE NOMBREUSES ERREURS

Invitée de Canal+, puis du 20 Heures de France 2 (voir la vidéo), la ministre, qui se dit "meurtrie", a tenté de se défendre tous azimuts contre "des choses qui sont fausses". Mais sa propre version n'est pas exempte d'erreurs.

"Aucune répression" lors de son séjour ?

La ministre a ainsi affirmé "qu'il n'y avait aucune répression" au moment de son voyage en Tunisie, soit entre Noël et le jour de l'an. Pour elle, il n'y avait "rien", "quelques événements qui n'avaient rien à voir avec ce qu'on a connu ensuite". La ministre a également encouragé David Pujadas, sur France 2, à "se reporter à la presse de l'époque" pour confirmer ces dires. Or, il suffit de se replonger dans la presse de cette fin 2010 pour constater que les émeutes étaient déjà fortes. Elles ont par exemple fait un mort et dix blessés, le 24 décembre, dans la région de Sidi Bouzid.

Le suicide de M. Bouazizi s'est produit "à la fin de mon séjour".

Visiblement mal informée, la ministre n'a pas hésité à affirmer que "le suicide qui a été à l'origine des événements s'est produit à la fin de mon séjour". Une affirmation totalement fausse : la tentative de suicide de Mohamed Bouazizi, jeune vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu à Sidi Bouzid dans le sud du pays, événement considéré comme le déclencheur des émeutes et de la révolution tunisienne, s'est produite le 17 décembre. Donc bien avant l'arrivée de Mme Alliot-Marie.

Miled, "victime" du clan Ben Ali ?

Autre affirmation de Mme Alliot-Marie : M. Miled, un ami de son père, était "surtout une victime du clan Ben Ali". Pourtant, sans être un complice actif du régime, Aziz Miled, associé – contre son gré, selon lui – au beau-frère de M. Ben Ali, Belhassen Trabelsi, a su faire des affaires sous le régime du président déchu. Il a également signé plusieurs appels à une réélection de ce dernier, dont il a financé la campagne en 2004. Il était également membre du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir. Ce qui lui a valu de voir ses avoirs gelés par la Suisse après la chute du régime.

Pour plus de détails, lire "Aziz Miled, l'ami tunisien d'Alliot-Marie, victime ou complice du régime ?"

Un avion qui n'a "pas été mis à disposition" ?

Autre version avancée par la ministre : son voyage en avion serait le fruit d'un heureux hasard. "[Aziz Miled] n'a à aucun moment mis son avion à ma disposition, je l'ai accompagné pendant vingt minutes de trajet en avion", qui allait, selon ses dires, vers la même destination, et ce qui lui a permis d'éviter "deux heures de route dans des conditions difficiles". L'histoire d'une rencontre, au hasard de l'aéroport de Tunis, avec ce "vieil ami" qui – coïncidence – allait justement, lui aussi, à Tabarka, à bord de son jet de 12 places justement vide, laisse tout de même quelque peu sceptique.

"Si je prends mes vacances parfois en Tunisie, c'est à mes frais, voyages et hôtels."

Interrogés à ce sujet par le Canard enchaîné, les services du Quai d'Orsay n'ont pas été en mesure de fournir la note de l'hôtel où ont séjourné Mme Alliot-Marie, son compagnon, Patrick Ollier, et les parents de ce dernier. Le ministre des relations avec le Parlement a, depuis, assuré qu'il avait réglé cette note, mais sans en fournir de preuve. Et Mme Alliot-Marie a admis que l'hôtel en question était, comme de nombreux autres en Tunisie, la propriété du même Aziz Miled.

Samuel Laurent
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Grande manifestation de l'opposition à Sanaa

Des partisans du président Ali Abdallah Saleh réunis à Sanaa (2 février 2011)

Des partisans du président Ali Abdallah Saleh réunis à Sanaa (2 février 2011)

AFP / Mohammed Huwais
Des dizaines de milliers d'opposants au régime yéménite ont manifesté jeudi dans le calme à Sanaa

"Nous poursuivrons notre lutte pacifique jusqu'à la chute de ce régime injuste" ont déclaré les orateurs du Forum commun, l'alliance de l'opposition parlementaire qui appelait à manifester.

Le président Saleh a annoncé mercredi qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat, mais cela n'a pas suffi pour calmer l'opposition, qui réclame des réformes.

Les organisateurs de la manifestation à Sanaa estiment à 100.000 le nombre de manifestants dans la capitale. Il s'agit du plus grand rassemblement contre le régime du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), a organisé une contre-manifestation sur la place al-Tahrir (place de la Libération). L'opposition avait prévu de manifester sur cette même place, qui porte le même nom que la grande place du Caire où se rassemble l'opposition égyptienne. Mais les partisans du CPG l'avaient investie tôt le matin.

Les protestataires ont alors changé de lieu, pour se rendre près de l'Université de Sanaa, dans l'ouest de la capitale yéménite. "Le peuple réclame un changement" de régime, clamaient les opposants à la politique gouvernementale.

L'opposition appelé à une "Journée de la colère" jeudi dans tout le pays. 16.000 Yéménites, inspirés par la Tunisie et l'Egypte, avaient déjà manifesté jeudi dernier à Sanaa pour réclamer le départ du chef de l'Etat.

Des centaines de manifestants à Aden
Des centaines d'opposants se sont rassemblés à Aden (sud), mais les forces de l'ordre les ont dispersé quand ils ont voulu défiler, tirant des balles réelles et des grenades lacrymogènes, selon le correspondant de l'AFP. Dans le même temps, une trentaine de militants séparatistes ont été arrêtés.

Des milliers de personnes ont également manifesté, certaines à l'appel du Mouvement sudiste pour réclamer l'indépendance du sud et d'autres à l'appel du Forum Commun pour réclamer le départ du président Saleh, dans différentes villes du sud du Yémen, notamment à Ibb et à Taez, selon l'AFP.

Le président annonce qu'il ne se représentera pas
Le chef de l'Etat yéménite, Ali Abdallah Saleh, a annoncé mercredi qu'il ne chercherait pas à briguer un nouveau mandat.

Confronté à des mouvements populaires hostiles, Ali Abdallah Saleh s'est engagé à ne pas transmettre les rênes du pouvoir à son fils, et a demandé en échange à l'opposition de suspendre ses manifestations et de reprendre le dialogue.

En vertu de la constitution, Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, doit le quitter au terme de son mandat en 2013.

Il avait indigné l'opposition en 2010 en laissant entendre que la Constitution pourrait être modifiée pour lui permettre de se représenter sans limites. Le président Saleh a également appelé à la formation d'un "gouvernement d'union nationale".

Lors d'un discours devant le parlement, Ali Abdallah Saleh a, en outre, annoncé le report des élections législatives prévues pour le 27 avril et dont la tenue en l'absence d'une réforme politique était contestée par l'opposition.

"Je suis contre un renouvellement de mon mandat, et contre la transmission héréditaire du pouvoir", a déclaré Ali Abdallah Saleh, précisant qu'il demandait "le gel des amendements constitutionnels dans l'intérêt national".

Les Etats-Unis ont salué les "déclarations positives" du président yéménite. "Nous accueillons favorablement toutes les décisions du président Saleh faisant progresser politiquement le Yémen par des moyens non violents et démocratiques", a déclaré Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Situation explosive au Yémen
Le Yémen est la seule république de la péninsule arabique. Mais l'opposition dénonce la dérive autocratique et dynastique du régime. Au pouvoir depuis 1978, Ali Abdallah Saleh, 68 ans, a été élu une première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013. L'opposition le soupçonne de vouloir transmettre le pouvoir à son fils aîné Ahmed, chef de la garde républicaine, unité d'élite de l'armée.

Le chef de l'Etat a multiplié les mesures sociales et économiques, dont une augmentation des salaires, face à la montée de la grogne populaire dans ce pays pauvre de 24 millions d'habitants. Il a ainsi annoncé lundi la création d'un fonds pour l'emploi des diplômés de l'université et l'extension de la couverture sociale à un demi-million de personnes, ainsi qu'une réduction de l'impôt sur le revenu.

Quatre tentatives d'immolation par le feu, dont un cas mortel le 20 janvier, ont été signalées au Yémen.

Le Yemen est en proie actuellement à un regain d'activité des islamistes radicaux, à des troubles séparatistes au Sud et à un soulèvement chiite dans le nord, le tout sur fond de pauvreté endémique. Un tiers des Yéménites souffrent régulièrement de la faim.
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