DIPLOMATIE - L’ambassadeur français, invité du Grand Journal de Canal+ en novembre dernier, prenait alors la défense du dirigeant libyen...
«Kadhafi était un terroriste, il ne l'est plus (…) Dans sa vie, on fait tous des erreurs, et dans sa vie, on a tous le droit au rachat.» L’échange, entre Boris Boillon, alors ambassadeur en Irak, et le journaliste Jean-Michel Apathie, se tient sur le plateau du Grand Journal de Canal+, le 25 novembre dernier. Un appui du jeune diplomate, proche du président de la République, qui fait grincer des dents, alors que le dirigeant libyen réprime aujourd’hui sa population dans le sang.
«Il a fait son autocritique»
Et le diplomate continue: «Mais qui peut se prétendre parangon de vertu et de démocratie?... Je ne suis pas un avocat, il ne faut pas laisser court aux clichés.» Selon Boris Boillon, le dirigeant –lié notamment à l’attentat de Lockerbie, en Ecosse, qui a fait 270 morts- a «fait son autocritique». Il aurait donc droit à la réhabilitation…
«Sus aux idées reçues»
Dans ce même extrait, le jeune «Sarkoboy» répond à une question sur sa relation avec le colonel: «Khadafi vous appelle-t-il mon fils?» «Oui». «Et vous le dites comme si c’était normal!». Après l’absolution, surgit le dévoilement d’une proximité affective entre les deux personnalités. Voilà qui réjouira tant la diplomatie française, qui connait depuis plusieurs semaines des ratés, que la population libyenne, actuellement réprimée.
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