
L'insurrection populaire en Libye contre le régime Kadhafi se règle dans le sang, semble indiquer les rares témoignages qui sortent de ce pays en proie à la violence depuis plus d'une semaine. Afin de faire taire les rumeurs indiquant son départ du pays, Mouammar Kadhafi est apparu brièvement à la télévision d'Etat la nuit dernière alors que la répression se poursuit notamment à Tripoli et dans sa proche banlieue. [La situation heure par heure].
10 h : L'Onu évoque la possibilité de crimes contre l'Humanité
Après avoir tenté de jouer l'apaisement en appelant directement le colonel Kadhafi pour lui demander de faire cesser les violences en Libye, l'ONU a décidé de passer ce matin à la vitesse supérieure ce matin. Le haut commissaire des Nations Unies, Navi Pillay, réclame désormais une enquête internationale indépendante sur les violences en Libye et évoque la possibilité de "crimes contre l'Humanité". La Ligue arabe a également prévue de se réunir dans la journée.
Ce matin, la situation est semble-t-il calme dans plusieurs quartiers de la capitale, dont Tajoura qui a été le théâtre lundi de violents affrontements, selon des témoins joints par l'AFP.
Conséquences des violences libyennes, les cours du brut du pétrole continue de monter sur les marchés mondiaux. La Libye est le quatrième producteur de pétrole d'Afrique. Le pays est également membre de l'Otan.
9 h : Kadhafi dément sa fuite au Venezuela
Il ne s'était pas exprimé depuis le début de l'insurrection d'une partie de son peuple, laissant la parole à son fils cadet Seif Al-Islam. C'est désormais chose faite. Mouammar Kadhafi, 69 ans, au pouvoir depuis 42 ans, est apparu brièvement la nuit dernière à la télévision d'Etat pour montrer qu'il est toujours bien là. "Je vais voir les jeunes sur la place verte. C'est juste pour prouver que je suis à Tripoli et non au Venezuela et démentir les télévisions étrangères, ces chiens", a déclaré le guide suprême devant sa résidence-caserne de Bab Al-Aziziya.
Seif Al-Islam a indiqué lui à la télévision que des dépôts d'armes situés loin des zones urbaines ont été bombardées par l'armée.
Certains témoins, contactés par l'AFP, ont fait état, hier soir, de véritables "massacres" et d'"hommes armés tirant de manière aveugle" et tuant "même des femmes".
Une réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la Libye doit se tenir aujourd'hui.
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