Des heurts ont éclaté lundi au Yémen entre des centaines de manifestants réclamant le départ du président Ali Abdullah Saleh et des partisans du gouvernement.
Selon des témoins, la police a tiré en l'air sans réussir à contenir la foule dans la ville de Taiz, au sud de Sanaa, tandis que dans la capitale des manifestants, inspirés des soulèvements en Egypte et en Tunisie, appelaient à marcher sur le quartier général de la police.
"Hey Ali dégage, dégage", "Il n'y a pas d'autre solution que de partir", ont scandé quelque 500 manifestants hostiles au gouvernement à l'université de Sanaa où un cordon de police les séparait d'une centaine de partisans de Saleh.
Les manifestations anti-gouvernementales ont gagné en ampleur ces dernières semaines au Yémen, fédérant parfois jusqu'à des dizaines de milliers de personnes. Les troubles ont pris un tour violent avec des affrontements à coups de bâton ou à coups de poing entre partisans et opposants du gouvernement.
Face à cette contestation sans précédent, le président Saleh, qui est au pouvoir depuis 32 ans, a fait plusieurs concessions, donc celle de ne pas se représenter à la fin de son mandat en 2013.
Saleh a par ailleurs reporté une visite aux Etats-Unis prévue ce mois-ci "en raison de la situation actuelle dans la région", selon l'agence de presse officielle Saba.
Par Reuters