lundi 14 février 2011

La police yéménite peine à contenir des manifestants


Des heurts ont éclaté lundi au Yémen entre des centaines de manifestants réclamant le départ du président Ali Abdullah Saleh et des partisans du gouvernement.

Selon des témoins, la police a tiré en l'air sans réussir à contenir la foule dans la ville de Taiz, au sud de Sanaa, tandis que dans la capitale des manifestants, inspirés des soulèvements en Egypte et en Tunisie, appelaient à marcher sur le quartier général de la police.

"Hey Ali dégage, dégage", "Il n'y a pas d'autre solution que de partir", ont scandé quelque 500 manifestants hostiles au gouvernement à l'université de Sanaa où un cordon de police les séparait d'une centaine de partisans de Saleh.

Les manifestations anti-gouvernementales ont gagné en ampleur ces dernières semaines au Yémen, fédérant parfois jusqu'à des dizaines de milliers de personnes. Les troubles ont pris un tour violent avec des affrontements à coups de bâton ou à coups de poing entre partisans et opposants du gouvernement.

Face à cette contestation sans précédent, le président Saleh, qui est au pouvoir depuis 32 ans, a fait plusieurs concessions, donc celle de ne pas se représenter à la fin de son mandat en 2013.

Saleh a par ailleurs reporté une visite aux Etats-Unis prévue ce mois-ci "en raison de la situation actuelle dans la région", selon l'agence de presse officielle Saba.

Par Reuters