jeudi 17 février 2011

Belhassen Trabelsi, le "parrain"


La famille de Leïla Ben Ali, épouse du président déchu, a fait main basse sur des pans entiers de l’économie tunisienne. Sa fortune se chiffrerait en centaines de millions d’euros, et les services secrets français la soupçonnent d’avoir emporté 1,5 tonne d’or dans sa fuite. Mais le pilier du clan, qualifié de « quasi-mafia » dans un télégramme diplomatique envoyé à Washington par l’ambassade des États-Unis à Tunis et rendu public par WikiLeaks, reste le frère de Leïla, Belhassen Trabelsi. Surnommé le « parrain », il régnait en maître sur tous les secteurs : transports aériens (Karthago Airlines), télécoms (Global Telecom Networking), construction de camions (Alpha Ford International), licences d’importation d’automobiles (Ford, Jaguar et Hyundai), tourisme, médias (Mosaïque FM et Carthage TV). Les autorités du Canada, pays où il s’est refugié après la chute de Ben Ali, ont accepté une requête de Tunis pour la saisie de ses avoirs. Son statut de résident permanent au Canada lui a été retiré ainsi qu’à sa famille. Depuis, ils ont demandé le statut de réfugié.